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28 septembre 2025

Respect, rigueur, discipline : ce qu'on attend d'un compétiteur

En début de saison, le Sensei a fait une mise au point avec les compétiteurs kata : les valeurs du karaté forment les adultes de demain, et la compétition se joue à l'entraînement.

Le Sensei debout face aux compétiteurs kata assis en seiza sur le tatami du dojo SKSR.
Le Sensei debout face aux compétiteurs kata assis en seiza sur le tatami du dojo SKSR.

Fin septembre 2025, en ce début de saison, Florent, Sensei du Shotokan Karaté Sud Réunion, a pris le temps d'une mise au point avec le groupe des compétiteurs kata. Assis en seiza sur le tatami, les jeunes ont écouté un message clair sur l'attitude attendue au dojo. Le soir même, il a partagé cette discussion avec toutes les familles du club, avec ces mots : « J'insiste et j'insisterai toujours sur les valeurs du karaté qui font de nos pratiquants les plus jeunes les adultes de demain, pour un monde plus juste, honnête et respectueux. »

Trois valeurs qui ne se négocient pas

Il existe plusieurs raisons de pratiquer le karaté, y compris le simple plaisir. Mais quelle que soit la raison, les valeurs restent les mêmes : le respect, la rigueur et la discipline. Elles ne sont pas là pour embêter les élèves. Elles les aident à grandir, à progresser et, peut-être un jour, à transmettre à leur tour ce qu'ils ont reçu à d'autres enfants.

Le respect est dû à celui qui enseigne, quel qu'il soit

Le respect ne s'adresse pas seulement au Sensei. Quand un assistant, un gradé plus expérimenté ou un aîné prend en charge un cours ou montre une technique, il endosse cette responsabilité, et il mérite exactement le même respect. Cette règle vaut pour tout le club, des plus jeunes aux adultes.

La compétition se joue à l'entraînement

Pour les compétiteurs, le message va plus loin. Chacun doit savoir pourquoi il est là : faire de la figuration, ou construire un vrai parcours, avec des progrès, des drapeaux et des médailles au fil des saisons. Comme le rappelle le Sensei, la compétition ne se joue pas le jour J, elle se joue maintenant, à l'entraînement. Le jour de la compétition, il est trop tard : on ne fait que montrer ce que l'on a travaillé.

Un vrai compétiteur se réjouit quand la séance devient exigeante. Une série de kihon intense, c'est l'occasion de se donner à fond et de progresser. Râler à chaque exercice, c'est jouer à être compétiteur, sans l'être vraiment.

Mieux vaut un petit groupe engagé

L'encadrement observe désormais l'attitude de chacun pour composer le groupe compétiteurs. Le choix est assumé : mieux vaut quatre ou cinq athlètes qui travaillent du début à la fin de la séance qu'un grand groupe qui tourne en rond. Ceux qui ne sont pas encore prêts continuent dans les cours enfants et pourront rejoindre le groupe plus tard. S'amuser reste possible, en kata, en kihon ou en préparation physique, mais pendant l'entraînement des compétiteurs, ce n'est pas le moment de jouer.

À chacun de trouver sa raison de venir s'entraîner. Les règles du dojo, elles, restent simples : respect, rigueur, discipline. Oss !

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